Folle Journée de Nantes: Mozart à Paris et de la musique vocale française

Un voyage rapide en TGV à Nantes, du ciel bleu pour se promener autour du château et de la cathédrale, et c’était l’heure du 1er concert. Arrivé dans la Cité des Congrès, en traversant la Grande Halle à l’heure du déjeuner, j’ai aperçu le Sirba Octet qui donnait un concert gratuit.

Le violoniste Régis Pasquier et le pianiste Jean-Claude Pennetier, partenaires musicaux de longue date, avaient choisi un programme Mozart centré sur des compositions de son second séjour à Paris en 1778.

Les musiciens ont commencé avec la Sonate K 304, la seule oeuvre de Mozart en mi mineur, un choix reflétant son état d’esprit, car sa mère bien aimée, Anna Maria, qui voyageait avec lui, était tombée malade et était morte. Ce drame personnel, tout comme l’échec de Mozart dans sa recherche d’un emploi pour échapper à Salzburg, s’entendent aussi dans sa très remarquable Sonate pour piano n°8 K 310 en la mineur, que Pennetier avait par ailleurs mise au programme d’un autre des concerts de la Folle Journée. La K 304 est en 2 mouvements : un Allegro tragique et tendu suivi d’un Minuetto, dont la musique inclut des moments crispés mais aussi d’autres passages plus doux ou mélancoliques. Un grand merci aux 2 musiciens pour avoir choisi cette Sonate habitée.

Jean-Claude Pennetier a donné une splendide interprétation des plus légères 12 Variations sur “Ah, vous dirai-je Maman”, avec ses sections très contrastées.

Pennetier était à nouveau rejoint par Régis Pasquier pour la Sonate K. 308 de Mozart, de forme classique en 3 mouvements: 2 mouvements rapides (des énergiques Allegro con spirito et Allegretto), avec un mouvement lent central Andante cantabile.

Après une visite au Musée d’arts de Nantes – beaucoup de belles oeuvres, dont les chefs d’oeuvre de Georges de La Tour -, et un pot avec une amie qui habite à Nantes, c’était l’heure du 2e concert que j’avais réservé, avec l’Ensemble Vocal de Lausanne.

Malheureusement, Michel Corboz, le fondateur de l’EVL et merveilleux chef, était malade et remplacé par Daniel Reuss, le Directeur Artistique de l’EVL, après le départ de Corboz. L’Ensemble était accompagné au piano par Pierre-Fabien Roubaty (excellent de bout en bout), qui est aussi le Directeur Artistique adjoint de l’EVL.

Le concert s’ouvrait avec l’Ave Verum de Gounod, une belle et courte pièce a cappella, une bonne introduction aux 2 Offertoires op. 65 (Ave Verum, Tantum Ergo)  de Gabriel Fauré pour piano et choeur de femmes. Suivait le célèbre Cantique de Jean Racine du même Fauré, dans sa version avec piano. Certainement l’un des moments forts de la soirée : bravo à Pierre-Fabien Roubaty et à l’EVL !

Le programme comportait 4 pièces de César Franck : le bel Ave Maria FWV 62, l’imposant Dextera Domini FWV 65, le plus calme Domine, non secundum FWV 66, et le Panis Angelicus FWV 61 avec la soprano Lucie Chartin.

Le concert se refermait avec le motet Gallia de Charles Gounod, en 4 parties. J’ai préféré l’Introduction et choeur qui ouvre l’oeuvre.

Il était l’heure d’un dîner léger et d’une bonne nuit de sommeil.

 

Régis Pasquier, Jean-Claude Pennetier

Régis Pasquier, Jean-Claude Pennetier

Régis Pasquier, Jean-Claude Pennetier

Régis Pasquier, Jean-Claude Pennetier

Régis Pasquier, Jean-Claude Pennetier

Régis Pasquier, Jean-Claude Pennetier

Daniel Reuss, Lucie Chartin, Ensemble Vocal de Lausanne

Daniel Reuss, Lucie Chartin, Ensemble Vocal de Lausanne

Ensemble Vocal de Lausanne

Ensemble Vocal de Lausanne

Pierre-Fabien Roubaty, Ensemble Vocal de Lausanne

Pierre-Fabien Roubaty, Ensemble Vocal de Lausanne

Pierre-Fabien Roubaty, Ensemble Vocal de Lausanne

Pierre-Fabien Roubaty, Ensemble Vocal de Lausanne

Sirba Octet: Philippe Berrod, Bernard Cazauran

Sirba Octet: Philippe Berrod, Bernard Cazauran